Depuis le début du mouvement, Xavier Darcos a tenté de convaincre que ces suppressions de postes (non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite) n'aurait pas d'incidence qualitative sur l'enseignement délivré aux élèves. Mais jour après jour, les manifestations n'ont cessé de grossir. Mardi, tous, syndicats et gouvernement, s'attendent à une mobilisation plus forte encore, alors qu'entre 19 000 et 35 000 personnes ont manifesté jeudi dernier.
Outre les suppressions de postes, les syndicats fustigent la généralisation du bac professionnel en 3 ans (contre 4 actuellement) et les nouveaux programmes de l'école primaire, prédisant que la qualité de l'enseignement s'en trouvera affectée.
"AU-DELÀ DES MESURES NUMÉRIQUES, DES RÉFORMES DE FOND"
En Ile-de-France, où la contestation, accompagnée de blocages d'établissements et de heurts, est la plus virulente, les incidents se multiplient, entraînant ici ou là l'exercice du
droit de retrait par des enseignants. Lundi, le proviseur du lycée privé Teilhard-de-
Face à la détermination des lycéens, soutenus par des enseignants et des parents d'élèves, l'UMP a tenté une sorte de médiation. "Nous pouvons comprendre les angoisses des lycéens, pour autant il faut être clair, ce qui importe au-delà des mesures numériques", c'est "encourager Xavier Darcos à présenter des réformes de fond", a fait valoir Dominique Paillé, un des porte-parole du parti, tandis que Frédéric Lefebvre, autre porte-parole, insistait sur la nécessité "d'associer les lycéens à cette réforme".
Le syndicat lycéen UNI-lycée (proche de l'UMP) a lancé pour sa part une pétition pour protester contre les blocages d'établissements. De son côté, le PS s'est inquiété lundi de l'attitude du ministre qui "semble s'installer dans une logique de bras de fer" et tient des "propos va-t-en-guerre".
Il a mis en garde le gouvernement "contre la tentation du pourrissement et de l'enlisement", tandis que l'ancien ministre socialiste de l'Education, Jack Lang, a lancé un "appel solennel" à Nicolas Sarkozy, afin que le chef de l'Etat revienne sur les suppressions de postes.

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