Le Président de la République et le patronat
ont bien vu la puissance de la grève dans les entreprises et celle des manifestations le 29 janvier 2009, mais ils ne répondent toujours pas aux revendications portées par les manifestants.
Bien au contraire, ils poursuivent leur politique de déblocage de fonds pour les banques et les actionnaires. Alors que dans le même temps ils ne veulent pas augmenter de façon générale les
salaires, les retraites et les minima sociaux, occasionnant ainsi des difficultés toujours plus grandes pour les travailleurs et bloquant la relance économique.
Ils profitent de la crise du système pour poursuivre et amplifier une politique de destruction des emplois et multiplier les plans sociaux, entraînant des répercussions considérables sur le chômage
et sur la vie des familles.
Ils poursuivent leurs contre-réformes qui détruisent :
− la fonction publique par le biais de la RGPP.
− L’Hôpital avec la loi Bachelot.
− La Sécurité sociale avec la mise en place des Agences Régionales de Santé.
− l’Ecole, l’Université et la Recherche avec les lois et décrets Darcos et Pécresse.
− Les services publics en les privatisant et en ouvrant leur capital satisfaisant en cela les directives européennes.
De façon générale, ils contribuent à rendre toujours plus pauvres ceux qui souffrent le plus et qui éprouvent de plus en plus de mal à se payer les produits de première nécessité.
De la Guadeloupe à la Martinique, en passant par la Guyane, la Réunion ou la métropole, les mêmes causes produisent les mêmes effets, petits salaires, petites retraites conduisent à l’exclusion ;
de même manière que le chômage, qui a repris sa courbe ascendante en direction d’une grande partie de la population, accentue encore cette exclusion.
Les syndicats, du privé comme du public, appellent les salariés, les retraités, les
chômeurs et de manière générale tous ceux qui souffrent de cette politique destructrice à se mettre en grève interprofessionnelle et à manifester le 19 mars 2009 sur nos revendications :
➢ Augmentation générale des salaires, des retraites, des minima sociaux ; 200 € d’augmentation pour les plus bas salaires dans les DOM et en Métropole.
➢ Retrait des lois Bachelot contre l’Hôpital et la Sécurité Sociale. Retrait des lois et décrets Darcos et Pécresse contre l’Ecole, l’Université et la Recherche.
➢ Interdiction des licenciements qui entraînent exclusion et misère, qui s’accentuent de façon considérable, parce que le patronat profite de la crise du système.
➢ Arrêt de la destruction de l’emploi publique ; Arrêt de la privatisation des entreprises publiques. Renationalisation de celles qui ont été privatisées.
N’acceptons pas de payer la crise d’un système, occasionnée par les holdings financières, les actionnaires, les dirigeants d’entreprises et les gouvernements et exigeons la restitution des
bénéfices qu’ils ont engrangé au fil des années passées.
N’acceptons pas que nos enfants et nos petits-enfants soient aussi victimes de la misère que nous subissons aujourd’hui.
TOUS EN
GREVE ET EN MANIFESTATION
LE 19 MARS 2009
AVEC LA CGT-FO
ENTRE REPUBLIQUE ET NATION (DEPART DE LA MANIFESTATION A
14H00.)
Ces actions ne doivent être que le début de notre mobilisation. En effet, il conviendra de considérer les résultats obtenus et à défaut, préparer la grève générale interprofessionnelle pour bloquer
le pays.
Par adm_jehandechelles
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